Communiqué de presse
Rejet du plan de redressement de la Financière Immobilière Bordelaise (FIB) de Michel Ohayon : la CGT demande des garanties immédiates pour les travailleurs.
Publié le 16/07/2026
La cour d'appel de Bordeaux rejette définitivement le plan de redressement de la Financière Immobilière Bordelaise, confirmant les alertes de longue date de la CGT sur les montages financiers de Michel Ohayon. Face à une liquidation judiciaire inévitable et à la menace pesant sur 1 100 emplois aux Galeries Lafayette de province, la Fédération CGT exige des garanties immédiates : maintien de tous les emplois et magasins, sécurisation des baux commerciaux et intervention des pouvoirs publics pour arrêter la spéculation immobilière. Les travailleurs ne doivent pas subir les conséquences des choix financiers d'Ohayon, et la CGT reste mobilisée pour défendre leurs droits et l'avenir du secteur.
Depuis plusieurs années, la Fédération CGT Commerce et Services dénonce les montages financiers de Michel Ohayon et alerte sur leurs conséquences pour les travailleurs. Le rejet définitif par la cour d’appel de Bordeaux du plan de redressement de la Financière Immobilière Bordelaise (FIB) confirme les inquiétudes exprimées par la CGT.
Avec une dette estimée entre 1,4 et 1,7 milliard d’euros, la FIB se dirige vers une liquidation judiciaire qui entraînera la vente de ses actifs immobiliers. Cette décision intervient alors que Michel Ohayon est par ailleurs mis en examen pour banqueroute, escroquerie en bande organisée et abus de biens sociaux.
Si les 26 magasins Galeries Lafayette de province poursuivent aujourd’hui leur activité grâce à un plan de sauvegarde, leur avenir demeure particulièrement fragile. La liquidation de la FIB pourrait conduire à la vente des murs de nombreux magasins, faisant peser de nouvelles menaces sur les baux commerciaux, les conditions d’exploitation et, à terme, sur les 1 100 emplois concernés.
La Fédération CGT Commerce et Services réaffirme ses exigences :
la garantie du maintien de tous les emplois et de tous les magasins ;
la sécurisation des baux commerciaux afin d’assurer la pérennité de
l’activité ;
une intervention des pouvoirs publics pour empêcher toute nouvelle
opération spéculative sur les actifs immobiliers ;
la transparence sur les projets de cession et leurs conséquences pour les travailleurs.
La Fédération CGT Commerce et Services exige que toute la lumière soit faite sur les mécanismes financiers qui ont conduit à cette situation et que des mesures soient prises pour empêcher que de tels montages spéculatifs puissent, une nouvelle fois, mettre en péril des entreprises, des emplois et la vie de milliers de travailleurs.
Les travailleurs ne doivent pas payer les conséquences des choix financiers de Michel Ohayon.
La Fédération CGT Commerce et Services restera mobilisée aux côtés des travailleurs pour défendre leurs emplois, leurs droits et l’avenir des magasins.
Partager la page sur
Nos derniers communiqués

Communiqué
Salaires dans le commerce de gros - les salariés méritent mieux que 39 centimes au-dessus du SMIC
Face à des propositions patronales dérisoires à peine au-dessus du SMIC, notre organisation syndicale exige une revalorisation ambitieuse des salaires minima conventionnels dans le commerce de gros. Les salariés de cette branche, dont le travail crée une véritable richesse, ne peuvent plus être enfermés dans des trappes à bas salaires : nous revendiquons un minimum de 2 200 € bruts mensuels, une prime d'ancienneté et une prime annuelle pour tous. C'est une question de dignité et de justice sociale face au coût de la vie qui explose.
Publié le 17/07/2026

Communiqué
Travail de nuit : la Fédération CGT Commerce et Services exige le respect de la décision du Conseil d'État
Après sa victoire au Conseil d'État en février 2026 contre le travail de nuit, la Fédération CGT Commerce et Services dénonce les tentatives du patronat pour contourner cette décision. Face à un nouvel avenant menaçant, elle réaffirme son engagement à défendre les travailleurs du commerce, majoritairement des femmes déjà fragilisées par les bas salaires et la flexibilité imposée. Cette bataille pour le respect de la santé et des droits des salariés se poursuivra sur le terrain et devant les tribunaux, car céder ici ouvrirait la porte à des extensions du travail de nuit dans tout le secteur.
Publié le 16/07/2026

Communiqué
Rachat du groupe JOA : la CGT alerte sur le risque d’une légalisation des casinos en ligne et ses conséquences sur l’emploi
La CGT dénonce le rachat de JOA par Banijay Gaming comme une menace existentielle pour les 15 000 salariés des casinos et clubs français. Cette opération ouvre la porte à une légalisation des casinos en ligne qui déstabiliserait complètement le modèle français et provoquerait une concurrence dévastatrice pour les établissements terrestres. Face à ce risque de cannibalisation progressive du secteur, la fédération exige du Gouvernement une réaffirmation claire de son refus des jeux en ligne et des mesures immédiates pour préserver l'emploi et l'intégrité du secteur.
Publié le 13/07/2026

Communiqué
Canicule au travail : les travailleurs de Truffaut Cabriès en grève pour défendre leur santé
Les travailleurs de Truffaut Cabriès se sont mobilisés en grève pour exiger des conditions de travail dignes face aux défaillances chroniques des systèmes de refroidissement. Malgré les alertes répétées de la CGT depuis plusieurs mois, la direction refuse d'apporter des solutions concrètes pour protéger la santé des salariés. Cette action collective incarne la nécessité urgente d'adapter les entreprises du commerce et des services aux enjeux climatiques et de faire respecter les obligations légales en matière de sécurité. La CGT appelle à amplifier la mobilisation partout où les travailleurs subissent des conditions inacceptables qui mettent en danger leur santé et leurs droits.
Publié le 08/07/2026