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Subir la canicule au travail n’est ni une fatalité ni normal !

Publié le 06/07/2026

Subir la canicule au travail n’est ni une fatalité  ni normal !

Depuis le décret du 27 mai 20251, les employeurs sont tenus de prendre des mesures spécifiques lors des épisodes de chaleur intense, cependant, et sans surprise, sur le terrain, les remontées montrent que ces obligations restent trop souvent insuffisamment appliquées.

Dans de nombreuses entreprises de nos secteurs, les travailleurs continuent de travailler dans des températures incompatibles avec la préservation de leur santé. Face à cette situation, vous êtes nombreux à multiplier les interventions, interpeler les employeurs et obtenir parfois des mobilisations sur les lieux de travail.

Récemment, vous avez reçu une veille juridique sur le sujet : travail durant les périodes de chaleurs intenses pour vous informer et informer vos collègues. Dans une séquence où ces périodes de canicules sont amenées à se multiplier, le simple rappel à l’ordre de l’employeur peut ne pas suffire.

Il nous faut anticiper et être à l’offensif pour refuser ces conditions de travail anormales.

Si le réchauffement climatique n’est pas de la responsabilité directe de l’employeur, il n’en demeure pas moins qu’il doit pouvoir modifier l’organisation du travail pour soulager les travailleurs.

Adapter le travail au changement climatique

Le changement climatique transforme durablement les conditions de travail et pour la CGT, il ne suffit plus de diffuser quelques recommandations lors des vagues de chaleur.

Il est désormais indispensable d’adapter le droit du travail aux conséquences du réchauffement climatique. Les employeurs doivent anticiper le risque chaleur :

  • en adaptant l’organisation du travail,

  • en investissant dans les équipements,

  • en revoyant les cadences lorsque cela est nécessaire

  • en reconnaissant pleinement les fortes chaleurs comme un risque professionnel.

Dans chaque entreprise, mandatés et élus doivent recueillir les témoignages des salariés, constater les températures, veiller au respect des obligations minimales (eau, climatisation etc.) en mettant en demeure l’employeur.

Si malgré ces précautions, les conditions de travail restent difficiles et peuvent entrainer malaise, mal-être, inconfort tant du fait de la chaleur que du manque de sommeil nocturne qui peut entrainer des conséquences sur le travail, il nous faut revendiquer une nouvelle réorganisation du travail par :

  • une baisse du temps de travail sans perte de salaire durant l’épisode caniculaire

  • une réduction des cadences

  • multiplier les pauses rémunérées

  • l’ouverture d’une négociation pour obtenir toute mesure qui soulagerait les travailleurs en fonction du secteur et du rythme de travail.

Parce que la santé des travailleuses et des travailleurs ne peut jamais être la variable d’ajustement de l’activité économique, il est impératif d’aller au débat, échanger et construire une démarche revendicative avec eux pour se mobiliser et envisager toutes formes de luttes.

Nous ne sommes plus face à des épisodes exceptionnels mais à des situations qui vont s’installer dans le temps, les températures extrêmes devront faire l’objet d’un cahier revendicatif à part entière et faire l’objet d’un combat que nous devons anticiper et mener avec tous les travailleurs.

Le cadre légal étant loin d’être suffisamment protecteur, l’anticipation et le rapport de force sont incontournables.

La fédération reste à votre disposition pour vous soutenir et vous aider dans vos démarches revendicatives. N’hésitez pas à contacter vos référents.

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