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Salariés expérimentés : le capital organise l’exploitation jusqu’au bout !

Publié le 17/06/2026

Salariés expérimentés : le  capital organise  l’exploitation   jusqu’au  bout !

La CGT considère que les mesures gouvernementales sur l'emploi des travailleurs dits « expérimentés » (issues des accords de 2024 et de la loi du 24 octobre 2025) ne constituent pas une avancée sociale. Selon elle, elles visent surtout à maintenir les salariés plus longtemps au travail après le recul de l'âge de départ à la retraite, sans s'attaquer aux causes réelles de l'usure professionnelle.

Les principales critiques

1. Une gestion des salariés dès 45 ans

  • Les dispositifs de « seconde partie de carrière » sont présentés comme un accompagnement.

  • Pour la CGT, ils servent surtout à organiser la fin de carrière selon les besoins de l'entreprise plutôt qu'à améliorer les conditions de travail.

2. Des négociations sans véritables contraintes pour les employeurs

  • Les entreprises doivent négocier sur l'emploi des seniors.

  • Mais la CGT estime que ces négociations n'apportent aucun nouveau droit et risquent de déboucher sur des accords minimalistes centrés sur l'adaptation des salariés plutôt que sur la transformation du travail.

3. La transmission des compétences au profit du patronat

  • Le tutorat et la transmission des savoirs sont valorisés.

  • Selon le tract, ils compensent surtout les sous-effectifs et les suppressions de postes, en ajoutant des responsabilités aux salariés expérimentés sans reconnaissance ni moyens supplémentaires.

4. Le contrat de valorisation de l'expérience

  • Présenté comme un outil favorisant l'emploi des seniors.

  • La CGT y voit un dispositif qui planifie dès l'embauche la sortie future du salarié et organise la gestion de la fin de carrière selon les intérêts de l'entreprise.

5. Reconversion et mobilité

  • Ces mesures sont censées sécuriser les parcours professionnels.

  • Pour la CGT, elles accompagnent surtout les restructurations et obligent les salariés à s'adapter aux choix patronaux, parfois au détriment de leur qualification, de leur salaire ou de leur stabilité.

6. Les aménagements de fin de carrière

  • Temps partiel et retraite progressive sont laissés à l'appréciation de l'employeur.

  • La CGT dénonce des solutions qui réduisent le temps de travail mais aussi les revenus, sans créer de nouveaux droits.

Conclusion du tract

La CGT estime que ce dispositif prolonge la réforme des retraites et organise le maintien des salariés dans l'emploi plus longtemps sans améliorer leurs conditions de travail. Elle dénonce l'absence de réponse à la pénibilité, aux bas salaires, à la précarité et à l'usure professionnelle.

Les revendications mises en avant

  • Augmentation des salaires et des pensions ;

  • Retour à la retraite à 60 ans ;

  • Reconnaissance de la pénibilité avec des départs anticipés ;

  • Réduction du temps de travail sans perte de salaire et avec des embauches ;

  • Maintien de l'emploi tout au long de la carrière.

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